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Communauté de Communes des Terrasses et Vallées de Maintenon
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Le bourg dans le val

Berthe, la cloche de l’église de Bouglainval est assez satisfaite de la rénovation de l’édifice datant du XIIe siècle. La toiture, la voute, le drainage ont été réalisés grâce au concours du Conseil général en 2003. Les vitraux donnant une belle luminosité à l’édifice ont repris leur forme du XVIe siècle grâce en partie au dynamisme de l’association “Le manteau de Saint Martin”.
Saint Martin est le patron de Bouglainval. Les missionnaires de ce saint évêque de Tours (384 après Jésus-Christ) partent évangéliser les campagnes et quand de nombreuses conversions se produisent, ils fondent une paroisse et font bien entendu construire une église.

De sa fenêtre, Berthe, la cloche, ne voit pas le château, bien qu’assez contemporain de l’église du moins pour les fondations. Il est caché au cœur d’un parc dessiné par un élève de Le Nôtre.
Au fil du temps les événements laissent leur empreinte. Ainsi les connaisseurs écrivent que le portrait de Louis XIV est incrusté du fond de la salle à manger, et bien qu’il soit de marbre il ne laisse pas… indifférent.
La famille “de Gallot” suit la famille “de Bouglainval” et s’installe au château pendant deux siècles. On trouve des écrits adressés à Monsieur ou Mademoiselle de Bouglainval pendant les guerres de religions.
Les nobles perdent la tête comme partout ailleurs pendant la Révolution et, vers 1790, Monseigneur Jean-Baptiste de Lubersac, évêque de Chartres se prend d’affection pour Bouglainval “son site accidenté, ses bois, ses terrasses, son torrent grossi par les pluies”. On raconte qu’il implante la culture de la pomme de terre importée comme substance alimentaire. Il en offre aux habitants de Bouglainval qui méfiants refusent de la cultiver. Alors il en fait planter un champ et n’en offre plus à personne. Dès ce moment, quelques personnes en arrachent furtivement puis tout le monde s’y met, de sorte que le champ est totalement dévasté. L’évêque est ravi, la pomme de terre est adoptée.

Pendant la seconde guerre mondiale, le château sert de résidence à l’envahisseur malgré les efforts du jeune officier Sido qui reste le dernier combattant. Il est abattu à 20 ans par les troupes allemandes. En effet le 26e bataillon des tirailleurs sénégalais avait été désigné pour retarder l’avance allemande et permettre aux troupes de se regrouper avant de se diriger sur Chartres. Le dimanche 15 juin 1940, Bouglainval reçoit 900 obus de 11h30 à 20h30. Deux rues portent des noms permettant de perpétuer le souvenir : la rue des Tirailleurs et la rue Raymond Petit, membre des forces libres. Depuis cette époque effroyable, Bouglainval est resté un village rural de 800 habitants.

Les informations sont extraites d’un livret édité par l’imprimerie Lafolye (1808) et de documents prêtés par M. Petit.

Lire également sur le même sujet : Bouglainval d’hier et d’aujourd’hui

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